Les boosters de l’immunité

Les boosters de l’immunité

Depuis le début des années 2000, les pouvoirs publics nous sensibilisent sur les dangers d’une consommation excessive d’antibiotiques et sa conséquence sur leur efficacité, avec l’apparition de résistances bactériennes. Ces actions ont abouti à une diminution de la consommation d’antibiotiques, mais des progrès restent à faire !

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des solutions naturelles et efficaces pour stimuler notre immunité :
• Par l’apport de micronutriments : vitamines, cuivre, manganèse
• En soutenant la barrière intestinale et le microbiote, notamment grâce à des pré et probiotiques
• Par le pouvoir des plantes

Petit tour des « boosters de l’immunité ».

• La vitamine D :

En France, 80 % de la population présente un apport insuffisant en vitamine D*. Or, la majorité des cellules immunitaires expriment des récepteurs à la vitamine D. Plus particulièrement, la vitamine D amplifie l’activité de phagocytose, mécanisme permettant à une cellule immunitaire particulière d’ingérer et détruire un pathogène. Elle induit également la production de molécules anti-microbiennes.

* Étude Nationale Nutrition Santé (ENNS) 2006-2007


Et dans l’assiette ? Poissons gras (saumon, sardine, anchois), foie de morue, œufs, abats

• La vitamine C :

La vitamine C stimule la prolifération et l’activation de tous les lymphocytes ainsi que la production d’anticorps. Elle bloque également l’élimination des lymphocytes T, permettant ainsi le maintien de la réponse à l’infection.


Et dans l’assiette ?  Agrumes, goyave, cassis, papaye, kiwi, poivron, choux, épinards…

• Le cuivre :

Le cuivre augmente le pouvoir phagocytaire des cellules immunitaires d’où son action anti-microbienne. Il contribue également à réduire la réaction inflammatoire.


Et dans l’assiette ?  Foie, fruits de mer, céréales complètes, chocolat noir…

• Le manganèse :

Le manganèse est nécessaire à la synthèse des anticorps. De plus, il intervient dans le contrôle de la réponse inflammatoire et des allergies.


Et dans l’assiette ?  Épices (safran, curry, cannelle), céréales complètes, soja…

Le pouvoir des abeilles

Miel, propolis, gelée royale… depuis longtemps les produits de la ruche sont utilisés pour leurs nombreuses vertus. Ils ont notamment des effets positifs sur les défenses naturelles de l’organisme. La propolis par exemple, est une résine utilisée par les abeilles pour enduire leur ruche dans le but de l’aseptiser.

La gelée royale est la nourriture exclusivement réservée à la reine : ce n’est pas un hasard si celle-ci vit plus grosse et plus longtemps que toutes les autres abeilles de la ruche…

Riches en vitamines, minéraux, acides aminés essentiels et composés phénoliques aux vertus anti-microbiennes, les produits de la ruche sont donc d’excellents moyens naturels pour stimuler ses défenses naturelles et se protéger des attaques infectieuses.

• La glutamine pour réparer la barrière intestinale :

Acide aminé servant de « carburant » pour les cellules de la muqueuse, la glutamine participe à l’entretien et la réparation de la barrière intestinale. Elle permet le maintien de l’imperméabilité.


Et dans l’assiette ? Aliments riches en protéines : viandes, œufs, poissons.

• Rééquilibrer l’immunité intestinale et le microbiote grâce à des probiotiques :

Selon l’OMS, les probiotiques sont des « micro-organismes vivants qui, lorsqu’ils sont administrés en quantité suffisante, exercent un effet bénéfique pour la santé de l’hôte ». Ces microorganismes vont donc transiter dans le tube digestif et agir principalement au niveau de la muqueuse intestinale et sur le microbiote.

Les bactéries lactiques (transformant les hydrates de carbone en acide lactique, d’où leur nom) représentent les principaux probiotiques. Parmi elles, lactobacilles et bifidobactéries sont les microorganismes les plus fréquemment utilisés.

Les probiotiques ont plusieurs actions essentielles au soutien de l’immunité intestinale. Ils vont tout d’abord participer à l’équilibre du microbiote intestinal. Ils renforcent la barrière intestinale grâce à leur importante capacité d’ancrage à la muqueuse, et ont une action inhibitrice sur l’adhésion et la croissance des pathogènes, en entrant en compétition sur leurs sites de fixation à la paroi intestinale.

Enfin, ils contrôlent les cellules immunitaires de l’intestin, et favorisent la production d’anticorps, libérés dans la lumière intestinale pour empêcher l’entrée de bactéries ou virus infectieux dans la muqueuse.


Et dans l’assiette ? Les probiotiques se trouvent principalement dans les yaourts, le lait fermenté (kéfir, lait ribot…), la choucroute crue…

• Les fibres prébiotiques, la nourriture préférée des probiotiques !

Les prébiotiques sont un ensemble de fibres qui ont la particularité de servir de nourriture au microbiote intestinal. Ils contribuent au renforcement de la flore et de la barrière intestinale.

Les fibres prébiotiques sont métabolisées par le microbiote en différents composés dont les acides gras à chaînes courtes (AGCC) tels que le butyrate. Cette molécule est essentielle au maintien de la barrière intestinale, car elle sert de nutriment aux cellules formant la muqueuse.
Les effets bénéfiques des prébiotiques sont donc complémentaires des effets des probiotiques.


Et dans l’assiette ? Les prébiotiques se trouvent dans les céréales, légumes et fruits comme le blé, l’oignon, l’ail, le poireau, l’asperge, la banane, le topinambour et l’artichaut.

Pensez aux plantes !

Bien qu’elles n’aient pas de système immunitaire, les plantes se protègent contre les microorganismes pathogènes, par des mécanismes impliquant notamment les composés phénoliques, molécules aux pouvoirs anti-microbiens.

Nombreuses sont les plantes connues pour leurs vertus anti-infectieuses :
thym, romarin, feuilles de noyer, gingembre, fleurs de mauve, tea-tree, menthe poivrée, etc. Leur utilisation peut se faire sous forme d’huiles essentielles, très concentrées en substances actives. L’échinacée est également connue pour sa contribution au soutien du système immunitaire.