L'oligoélément se met à table !

L'oligoélément se met à table !

45% de la population carencée en cuivre*, 85% en sélénium, 79% des adolescentes carencées en zinc… Les chiffres montrent un statut général qui est loin d’être optimal. L’eau et l’alimentation bien choisies sont en mesure de rétablir les bons taux.

Chaque personne a donc des besoins différents en fonction de son sexe, de son âge, de sa condition physique, de son hygiène de vie, des stress qu’il subit ou non, des événements qui marquent sa vie (grossesse, allaitement, convalescence, etc.).

Un ajustement est souvent nécessaire, les causes de carences étant multiples.

Bien choisir pour se prémunir des carences

Les oligoéléments sont partout

Chaque fois que vous croquez une pomme ou buvez une gorgée d’eau, vous apportez à votre corps les oligoéléments dont il a besoin. Tous les aliments cependant ne fournissent pas la même quantité de zinc, de manganèse ou de sélénium… d’où tout l’intérêt d’une alimentation variée.

Zinc • Huitres, crabe, moules, jaune d’œuf, volailles, poissons, algues, céréales complètes, légumes secs, graines de courge, cacao...

Manganèse • Algues, amandes, ananas, fruits secs, noix, céréales complètes, cacao, thé, cassis, jaune d’œuf.

Cuivre • Fruits de mer, poissons, foie, volailles, oléagineux, ail, brocoli, orange, légumes verts, soja, légumes secs, cacao, thé.

Magnésium • Eaux minérales riches en magnésium (>50 mg/l), légumineuses, fruits secs, oléagineux, céréales complètes, les légumes à feuilles vert foncé, les fruits de mer, les épices.

Fer • Boudin noir, foie, coquillages, poissons, volailles, jaune d’œuf, légumes secs, amandes, betteraves, cacao, céréales complètes.

Molybdène • Céleri rave, ail, noix de coco, haricots secs, pois cassés, légumes à feuilles vert foncé

Sélénium • Fruits de mer, poissons, volailles, noix du Brésil, champignon séché, œufs, ail, algues, brocoli, céréales complètes.

Chrome • Algues, céréales complètes, germe de blé, brocolis, haricots verts, asperges, noix, pomme de terre, foie de veau, jaune d’œuf.

Iode • Tous les produits de la mer : poissons, fruits de mer, huile de foie de morue, algues marines, sel iodé.

Tous les mélanges ne se valent pas

Le diable est dans les détails, dit-on, en nutrition, c’est peut-être plus vrai qu’ailleurs. L’absorption des oligoéléments et donc l’efficacité de l’alimentation varie en fonction de la présence d’autres nutriments.

Par exemple, l’absorption du fer est augmentée par les composants nutritionnels dits à effet réducteur comme la vitamine C, les acides aminés (cystéine, lysine, histidine) synthétisés à partir des protéines animales ou végétales, les autres acides organiques (citrique ou lactique) comme les baies, les agrumes, les produits laitiers, les fruits et légumes. Elle sera fortement diminuée par le calcium et les phosphates, les tanins que l’on trouve dans les excitants (café, thé) et le vin rouge.

L’absorption du manganèse est limitée par la prise simultanée de doses importantes de fer, de calcium, de zinc, de phytates provenant d’aliments végétaux et de fibres.

L’absorption du chrome alimentaire est très faible, elle est favorisée par la vitamine B3 que l’on trouve dans la levure alimentaire par exemple, la vitamine C et les acides aminés ; elle est en revanche diminuée par l’absorption de quantités importantes de zinc, fer, magnésium et calcium.

L’absorption du sélénium diminue notablement chez les séniors même actifs.

Que doit-on retenir de ces limitations lorsqu’il s’agit de son alimentation quotidienne ?
On veille tout d’abord à diminuer ou supprimer les excitants, les polluants tels que le tabac ou l’alcool, les prises spontanées d’un oligoélément isolé en complément alimentaire. Un conseil auprès d’un professionnel de santé sera toujours le bienvenu.

*CREDOC, **étude SUVIMAX, Arnaud et al.2006