Oligoéléments essentiels

Oligoéléments essentiels

Les sels minéraux et les oligoéléments appartiennent à la même famille de nutriments.
Les premiers sont présents en quantités assez élevées dans l’organisme. Les seconds sont retrouvés en quantités limitées voire à l’état de traces seulement, d’où leur nom : oligos voulant dire peu en grec !

Aujourd’hui, les rôles joués par la plupart des oligoéléments dans l’organisme sont connus et nous savons qu'ils sont indispensables à de nombreux métabolismes.

Pourquoi nous en avons besoin

Macro, micro, même valeur

Bien que trop petits pour être visibles, les oligoéléments sont présents dans toute matière, liquide ou solide. Du microbe à l’éléphant, tout le monde les utilise !

Sans eux, la majorité des réactions chimiques vitales n’aurait pas lieu ou mettrait plusieurs siècles pour se réaliser !

Les minéraux dits majeurs ou encore appelés macroéléments pèsent lourd dans les organismes des vertébrés (dont l’humain) : 1 kg en moyenne de calcium dans le corps d’un homme adulte en bonne santé.

Les oligoéléments sont des poids plumes… puisque les quantités dans l’organisme se comptent en microgrammes (µg). Ce n’est pas pour autant qu’ils ne pèsent rien ! Comme les minéraux majeurs, ils sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme.

Au total, macro et oligoéléments représentent près de 4% du poids d’un être humain. Et tous sont indispensables !

Mais indispensables pourquoi ?

On peut être tenté de dire pour tout ! ou presque. De la fabrication des protéines à la transmission des influx nerveux, de la consolidation du squelette, au bon fonctionnement de plusieurs systèmes (nerveux, cognitif, immunitaire, sanguin, digestif), du maintien des tissus (conjonctifs par exemple), les oligoéléments protègent de surcroît, pour la plupart, les cellules du stress oxydatif.

Certains d’entre eux se limitent à une action, d’autres les cumulent, tous répondent à un besoin physiologique aussi invisibles à nos yeux soient-ils.

Où les trouver ?

Aucun minéral et aucun oligoélément n'est élaboré par l'organisme, pourtant nos cellules ne peuvent pas s'en passer. Auparavant, leurs besoins étaient comblés par l'alimentation et l'eau. Ce n'est pas toujours le cas aujourd'hui. Conseil : Modes de cuisson

Alimentation industrielle, pollution de l’air, de la terre et des eaux, cultures intensives ont tendance à réduire la quantité comme la qualité des nutriments.

On ne le répétera jamais assez : remplissez vos assiettes de fruits et légumes bio, évitez les aliments industriels, optez pour les cuissons douces.


Pourquoi sont-ils si importants ?

Les oligoéléments comme les vitamines participent de la vie de la cellule. Cette dernière doit être en quelque sorte « nourrie » par des éléments assimilables. Pour comprendre, refaisons le chemin de l’aliment jusqu’à l’assimilation par la cellule.

Pour réaliser toutes les fonctions vitales, un nombre impressionnant de réactions chimiques se déroule à vitesse accélérée. Comment ?

Grâce à des protéines ou enzymes, spécifiques de chaque réaction biochimique, appelées catalyseurs. Pour être actives, ces enzymes établissent des liaisons avec des cofacteurs qui sont les vitamines et les oligoéléments.

Certains oligoéléments font partie de la structure des vitamines (cobalt et vitamine B12) ou des hormones (iode des hormones thyroïdiennes), d'autres ont un rôle structural (silicium reliant les fibres de collagène à d'autres dans les tissus conjonctifs). Mais tous interviennent au niveau cellulaire, d’où leur importance.

Des réactions en cascade

Le plus souvent une réaction enzymatique en entraîne une autre. La synthèse d’une hormone par exemple nécessite de nombreuses transformations, les réactions enzymatiques se succèdent alors "en cascade", chacune grâce à son oligoélément et sa vitamine.

On comprend que dans ce cas, lorsque plusieurs oligoéléments sont en carence modérée (quantité insuffisante), le rendement global des enzymes diminue. Un apport d’oligoéléments à dose physiologique remet en marche les chaînes de transformation qui à terme vont nourrir la cellule...

Un peu de vocabulaire

Une « molécule » est une structure de base de la matière. Enzymes et cellules sont donc des assemblages de molécules.

Le mot « cellule » vient du latin cellula qui signifie «cellule de moine» et désigne l'unité biologique à la fois structurelle et fonctionnelle de base, présente chez tous les êtres vivants.

Le saviez-vous ?

Dans notre organisme, en 1 seconde, une molécule d’enzyme peut catalyser la transformation
de 1 000 molécules !  Sans enzyme et oligoélément, cette même réaction aurait lieu en plusieurs minutes, heures ou jours…

Un ou plusieurs oligoéléments ?

Dans son environnement naturel, un oligoélément cohabite avec d’autres sels minéraux et d’autres oligoéléments. Or la nature garde de nombreux mystères sur son fonctionnement. Si nous ne savons pas comment, nous savons en revanche, qu’ils interagissent entre eux et que cette interaction est la condition sine qua non de la vie. Tout simplement.

C’est pourquoi, il est préférable de conserver cette synergie intacte. En premier lieu, parce que l’activation des enzymes nécessite plusieurs oligoéléments ; en second lieu, parce que l’absorption de la synergie est sans doute, bien que nous n’ayons pas de preuves, responsable d’autres équilibres et d’autres synergies !

Ce principe de naturalité acquis, le complexe d’oligoéléments peut être enrichi d’un oligoélément particulier, destiné à répondre à un besoin précis.

Pour qui, pourquoi ?

Les femmes naissent égales en droit avec les hommes, mais sont néanmoins soumises à rudes épreuves physiologiques et sociales ! Leur corps vit au rythme des hormones et particulièrement pendant la puberté, les périodes menstruelles, la grossesse ou la ménopause. De plus, elles mènent souvent de front leur carrière et le quotidien de la famille. Des pauses s’imposent !

Pour soutenir cette énergie, les oligoéléments les plus sollicités sont le magnésium consommé par le stress et la fatigue, le fer, constituant de l’hémoglobine, perdu lors des règles ou des accouchements, l’iode lorsque la thyroïde peine à trouver son équilibre.


Les femmes et les hommes actifs dont la vie est une succession de rendez-vous, d’obligations, de défis contre le temps, de sommeils écourtés et de repas pris le plus souvent à l’extérieur, sur le pouce et de type industriel.

Les oligoéléments susceptibles d’être le plus consommés sont le magnésium, le zinc dont la fonction est de lutter contre le stress oxydatif des cellules, le molybdène qui contribue au métabolisme normal des acides aminés soufrés et donc à la digestion, le sélénium, véritable bouclier contre les radicaux libres. Les sportifs sont également concernés.


Les séniors qui souhaitent conserver leur capital ostéo-articulaire, maintenir une activité normale et se préserver des virus de saison. Les oligoéléments dont leur corps a le plus besoin sont le zinc-silicium, le sélénium, le manganèse-cuivre.


Les adolescents connaissent de profonds bouleversements hormonaux qui peuvent se manifester par une peau plus sensible, acnéique. Ils sont plus exposés que d’autres aux virus saisonniers. Une sensation de fatigue intense est parfois ressentie. Zinc, association manganèse-cuivre et fer seront rapidement en carences si de plus, leur alimentation n’est pas équilibrée.


Les personnes éprouvant des difficultés à digérer en raison d’un dysfonctionnement du métabolisme des macronutriments (dont les sucres et les graisses), conséquence d’une alimentation déséquilibrée et pauvre en aliments de qualité, d’un foie paresseux ou d’une exposition chronique à des polluants. Le molybdène, le chrome ou le zinc sont dans ce cas les premiers à manquer à l’appel des enzymes.