Nutri-informations

Trop de sel à notre table

undefined


Des apports en sel trop élevés, de 9 g/j chez les hommes et 7 g/j chez les femmes (contre respectivement 8 g/j et 6,5 g/j recommandés), voici le triste constat fait par l’Anses* au cours des dernières années.

Principaux aliments mis en cause, les sandwichs, pizzas et pâtisseries salées, charcuteries, et surtout de plus en plus de plats préparés contenant trop de sel.

Bien que les industriels de l’agroalimentaire aient fait des progrès pour réduire la teneur en sel des aliments, des efforts restent à fournir. D’autant plus qu’un excès peut entraîner hypertension et troubles cardiovasculaires. Les Français doivent donc être plus vigilants quant à leur consommation de sel !

* Enquête Individuelle Nationale des Consommations Alimentaires (INCA3, résultats publiés en 2017), réalisée par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)

Les Français manquent de fibres…

undefined


Les recommandations « manger-bouger » du PNNS, nous les connaissons tous : limiter les aliments gras et sucrés, consommer 5 fruits et légumes par jour… Pourtant le constat est là : nous ne consommons toujours pas assez de fibres. D’après les résultats de l’étude INCA 3*, les apports moyens journaliers en fibres alimentaires s’élèvent à 13 g/j chez les enfants, 17 g/j chez les adolescents et 20 g/j chez les adultes, contre 30 g/j recommandés ! Nous sommes donc loin du compte…

Bénéfiques pour notre santé, primordiales pour un bon transit, rassasiantes… les fibres sont nos amies.  Misez sur les aliments les plus riches en fibres : céréales complètes, herbes aromatiques, légumineuses, et bien sûr fruits et légumes !

* Enquête Individuelle Nationale des Consommations Alimentaires, réalisée par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)

Les compléments alimentaires en plein essor !

undefined


Les compléments alimentaires ont la côte en France !
En effet, les résultats de l’étude INCA 3* révèlent une nette augmentation de leur consommation au cours des 10 dernières années et depuis l’INCA 2 (2006-2007). Ainsi, 29 % des adultes (dont une majorité de femmes) sont aujourd’hui adeptes de micronutrition, contre seulement 20 % en 2006-2007. Même les enfants n’échappent pas à la tendance : 19 % des 3-17 ans en consomment régulièrement.

N’oublions pas que la consommation de compléments alimentaires ne doit pas se substituer à une alimentation équilibrée et diversifiée. Demandez conseil auprès d’un professionnel de santé, pharmacien, médecin ou thérapeute.


* Enquête Individuelle Nationale des Consommations Alimentaires, réalisée par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail).

Les repas des Français à la loupe



Les résultats de la 3e enquête Individuelle Nationale des Consommations Alimentaires (INCA 3) ont récemment été publiés par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail).

Plus de 5 800 personnes ont participé à cette étude de grande ampleur, qui permet de mieux connaître les habitudes de consommation alimentaire et l’état nutritionnel des Français. Effectuée tous les 7 ans, elle fait suite aux INCA 1 (1998-1999) et INCA 2 (2006-2007).

Parmi les principaux résultats de cette étude :

  • Trop de sel dans l’assiette, avec pour conséquence des risques accrus de maladies cardiovasculaires et osseuses
  • Toujours pas assez de fibres, pourtant essentielles au confort intestinal
  • La consommation de compléments alimentaires en augmentation
  • De plus en plus de produits transformés, souvent industriels, dans nos menus
  • Un manque d’activité physique et un statut pondéral inadapté

L’ensemble des résultats de l’INCA 3 sur le site de l’ANSES : anses.fr - Etude INCA 3

Microbiote et obésité

undefined

Le journal officiel de l’Association américaine de gastroentérologie vient de publier les résultats d’une étude menée en double aveugle chez l’Homme face à un placebo afin de tester l’intérêt de la prise de prébiotiques chez des enfants en surpoids ou obèses.

Les chercheurs ont pu mettre en évidence une modification de la composition du microbiote intestinal et de la masse corporelle des sujets testés après 16 semaines de prise d’inuline enrichie en FOS (8 g /jour). Cette modification s’accompagne d’une perte de masse grasse associée à ces modifications.

J'espère que la recherche continue sur les prébiotiques mènera à une nouvelle stratégie pour le traitement d'obésité.

Souligne Geoffrey A. Preidis, MD, doctorat, membre de l’association.

Prebiotic Reduces Body Fat and Alters Intestinal Microbiota in Children With Overweight

eurekalert.org

Focus sur les fruits et légumes


Confirmation des autorités de santé françaises, fruits et légumes sont nos meilleurs amis « santé ».

Si l’on en consomme déjà, on peut augmenter le nombre de portions et si l’on n’en mange pas, se l’imposer est une nécessité. Au minimum 5 portions/jour de 80 à 100 g mais un seul verre de jus de fruits frais pressés.

Si vous n’avez plus de produits frais, sachez qu’il vaut mieux des fruits et légumes surgelés ou en conserve que rien du tout (avec mesure pour les fruits au sirop) ! Les fruits secs comptent dans le calcul des portions.

Nouvelles recommandations du HCSP

undefined

Lentilles, pois chiches, haricots secs passent du statut de « flatulents » à celui d’aliments à privilégier pour l’apport de protéines. Exit le steak quotidien, le jambon-beurre… et les produits contaminés par les pesticides.

Les recommandations du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) sont claires : il convient de diminuer «l’exposition aux pesticides pour les fruits et légumes, les légumineuses, les produits céréaliers complets». Il invite également à privilégier les modes de culture durable.

Finlande : réduire l’obésité infantile

undefined

La revue Welife.fr fait écho d’un programme de réduction de l’obésité infantile à Seinäjoki, petite bourgade de 60 000 habitants. 14 % d’enfants de moins de 7 ans étaient en surpoids en 2011, ils ne représentent aujourd’hui plus que 8 % de la population infantile.

La recette du succès : s’adresser aux parents autant qu’aux enfants, prévenir la future mère de l’influence de son alimentation sur le poids de son enfant, un repas gratuit et équilibré par jour dans les cantines, partout des appareils qui invitent à l’activité physiques y compris dans les classes.

www.wedemain.fr/Comment-une-ville-de-Finlande-a-reduit-l-obesite-infantile

Le microbiote : pilier de notre immunité

undefined

Les spécialistes connaissent depuis longtemps les conséquences d’une antibiothérapie sur le microbiote, mais de nouvelles études montrent que ses effets délétères durent plus longtemps qu’ils ne l’envisageaient.

Les résultats d’une étude sur les jeunes souris publiée dans la revue Science Translational Medicine montraient une plus grande fragilité aux infections pulmonaires. Pour les chercheurs de l’hôpital pour enfants, « il est temps de modifier les pratiques établies depuis des décennies » comme par exemple la prescription automatique d’antibiotiques chez les femmes qui mettront au monde leur enfant par césarienne.

Lien vers : eurekalert.org

Des étiquettes sans effet sur la santé

undefined

L’ANSES s’est penchée sur les fameux SIN ou systèmes d’information nutritionnelle qui sont apparus il y a quelques temps dans les rayons alimentaires. Ces étiquettes colorées avaient pour objectif de guider le consommateur dans ses choix au regard de l’apport en énergie et nutriments.

Hélas, les conclusions de l’agence gouvernementale mettent en évidence le peu de pertinence de ces étiquetages qui intègrent « de façon imprécise les besoins spécifiques des différents groupes de population et ne tiennent pas compte de l’ensemble des variables au regard des enjeux de santé publique. »

Sportifs, attention à vos compléments !

Le dispositif national de nutrivigilance, piloté par l’Anses, alerte les consommateurs de produits spécifiques dont la vocation est de réduire la masse grasse et augmenter la masse musculaire.

Ces derniers peuvent avoir des effets potentiellement graves sur certaines personnes, notamment psychiques ou cardiovasculaires.

La consommation simultanée de ces produits et de médicaments est déconseillée. Un conseil d’un professionnel de santé est de toute manière préférable pour une bonne hygiène alimentaire et une forme sans risque pour sa santé. Pour en savoir plus : www.anses.fr

Retrouvez tous nos conseils sur : www.ergysport.com

Un régime riche en magnésium

Un régime riche en magnésium réduit-il le risque de maladies telles que les maladies coronariennes, les AVC et le diabète de type 2 ?

Une nouvelle méta-analyse issue des données de plus d’1 million de personnes dans 9 pays et publiée dans le journal d'accès ouvert BMC Medicine tente de le démontrer. Le magnésium est vital pour la santé et les fonctions biologiques normales, dont le métabolisme du glucose, la production de protéines et la synthèse d'acides nucléiques comme l'ADN. L'alimentation est la principale source de magnésium.

À privilégier : les aliments tels que les épices, les noix, les haricots, le cacao, les grains entiers et les légumes à feuilles vertes.

Pour en savoir plus :
bmcmedicine.biomedcentral.com

56,8 % des hommes français en surpoids

Une étude de l’INSERM menée auprès de 29 000 Français âgés de 30 à 69 ans a mis en évidence une forte augmentation des personnes en surpoids ou obèses (56,8% des hommes ; 40,9% des femmes ; 2,5% des hommes et 3,6% des femmes souffrant d’obésité sévère).

Résultats confirmés par la Cohorte Constance (INSERM et Assurance Maladie) qui passe au tamis les données de plus de 110 000 personnes. Ces constats démontrent, s’il en était encore besoin, l’importance d’une alimentation équilibrée et d’une activité physique régulière.
Pour en savoir plus : L’excès de poids des Français

Bouge ton cerveau !

La docteure Wendy Suzuki, mondialement connue pour ses travaux en neurosciences, l’affirme : l’activité physique augmente la production de facteurs de croissance, dont le BDNRF.

Derrière ce mot barbare se cache le Brain-Derived Neurotrophic Factor, impliqué dans la survie des neurones existant et stimulant leur synthèse.

Une séance de gym permettrait d’améliorer sa mémoire à court terme et sa concentration, la marche étant le sport idéal pour booster son cerveau. Tous les sports ont également pour impact de soutenir la capacité d’adaptation à différentes situations. N’attendons plus, pour notre cerveau, bougeons !

Bouge ton cerveau ! Wendy Suzuki, éditions Marabout

Il n’y a pas de vie sans métaux

Lors de sa leçon inaugurale au Collège de France, le spécialiste de la chimie bioinorganique Marc Fontecave rend hommage aux oligoéléments :

« Il n’y a pas de vie sans métaux (…) Sans magnésium, calcium et manganèse, qui constituent des éléments essentiels de la photosynthèse des végétaux et des algues, il n’y a pas l’oxygène et la matière organique qui nous alimentent en énergie, et c’est grâce au fer et au cuivre de nos oxydases que nous savons, par la respiration, utiliser cette ressource pour notre propre compte, tout en redonnant à la nature le dioxyde de carbone qui lui est nécessaire. ».

L’intégrale de la leçon : books.openedition.org/cdf/205

Le lavage des dents bon pour le cœur ?

Le lien entre la santé buccodentaire et les maladies inflammatoires systémiques a été mis en évidence plusieurs fois par les chercheurs. Une étude publiée sur CellPress (juillet 2015) évoque la périodontite comme un facteur de risque supplémentaire de maladie cardiovasculaire athérosclérotique.

L'inflammation locale du parodonte aurait un impact sur la composition et la pathogénicité du microbiome local. Ces bactéries lorsqu’elles pénètrent dans la circulation seraient-elles responsables de l’accroissement du risque ? Les recherches se poursuivent, en attendant ne dérogez pas à la règle : 3 lavages par jour, de 3 minutes !

Sans stress, bien dans son assiette !

Une étude de l’Institut de médecine comportementale de l'université d'Etat de l’Ohio tend à démontrer que le stress a plus d’impact sur les marqueurs de l’inflammation et de l’athérosclérose que le choix d’un régime alimentaire sain et bien pourvu en acides gras mono-insaturés (de type régime Méditerranéen), ces derniers étant d’ordinaires bénéfiques sur les symptômes de l’inflammation.

Pour être bien dans son assiette, il faut être en accord avec son esprit ! Initiez-vous aux techniques qui apaisent le mental, comme la méditation ou les activités physiques adaptées à votre état physique.

L’OMS et la fiscalité anti-obésité

Une revue de littérature de l’OMS s’est intéressée à l’impact des politiques fiscales nationales dans l’amélioration du régime alimentaire et la prévention des maladies non transmissibles telles que l’obésité.

Des experts mondiaux se sont penchés sur le résultat de ces diverses expérimentations qui révèlent que la taxation des boissons sucrées fait baisser significativement leur consommation et par conséquent fait reculer le nombre de cas d’obésité et de diabète de type 2. À contrario, le subventionnement des fruits et des légumes frais qui permet de baisser leur prix favorise leur consommation.

Buvez ! Vous êtes bien programmés !

Si vous avez soif les heures qui précèdent votre coucher, ce n’est pas un hasard. Comme l’explique une étude chez l'animal de l’Université McGill (Canada), présentée dans la revue Nature, notre horloge biologique aidée d’un neurotransmetteur, la vasopressine, active les « neurones de la soif ».

L’anticipation de ce besoin permet au corps de dormir tranquillement car il est, par cette sorte de réflexe, suffisamment hydraté pour supporter le jeûne sec imposé par le sommeil.