Des fibres alimentaires pour le bien-être général

Des fibres alimentaires pour le bien-être général

Digestion difficile, constipation, gaz intestinaux… et si vous manquiez de fibres ? Indispensables au bon fonctionnement intestinal, elles manquent cruellement à l’appel dans l’alimentation moderne.
A un point tel qu’il est aujourd’hui recommandé de consommer 2 fois par semaine des aliments riches en fibres en accompagnement ou en remplacement des protéines animales. Une petite révolution !

Des fibres insolubles dans les aliments complets

Contrairement aux idées reçues, consommer chaque jour des féculents à base de céréales ne fait pas grossir. Bien au contraire… à condition de privilégier les féculents complets ou semi-complets riches en fibres insolubles.

Ces fibres insolubles (FI) composées de lignine et cellulose ne sont pas digérées, ce qui a pour effet de faciliter le transit. Elles ont en outre la capacité de stocker les matières grasses d’où leur action hypocholestérolémiante.
La plupart des fruits et légumes contiennent à la fois des fibres solubles et insolubles.

Des fibres solubles dans de nombreux aliments

Fruits et légumes aériens, les rhizomes tels que la pomme de terre et les racines (carotte, betterave, navets, etc.), céréales, légumineuses, algues contiennent des fibres solubles.

Ces fibres (FS) regroupent les mucilages, les pectines et les gommes en partie digérées. Lors du transport dans le système digestif, les fibres solubles prennent au contact des liquides l’aspect d’un gel doux pour les intestins et régulateur du transit. Elles ont en outre une fonction prébiotique constituant une nourriture bienvenue pour les bactéries de la flore intestinale dont les lactobacilles et bifidobactéries qui participent à la régénération et la réparation de la muqueuse.

Les bienfaits de fibres alimentaires

Solubles ou insolubles, les fibres ont des effets non négligeables sur la digestion, la glycémie, la satiété, le métabolisme glycidique.

Réduction de l’index glycémique des aliments 

L’index glycémique (IG) donne une mesure du pouvoir insulinémiant d’un aliment. En d’autres termes, la capacité des nutriments de cet aliment à stimuler la production d’insuline.

Que se passe-t-il dans l’organisme ?

La plupart des aliments contiennent des glucides. Ces derniers provoquent au cours de la digestion une élévation de la glycémie dans le sang. Plus les glucides sont simples (dits rapides) comme l’est le sucre blanc, plus le pic de glycémie est élevé. Qui dit pic de glycémie, dit sécrétion rapide et importante d’insuline mais aussi une diminution tout aussi rapide du taux de sucre dans le sang. Cette série de réactions biologiques favorise les hypoglycémies réactionnelles.

Les fibres n’élèvent que très modérément la glycémie dans le sang. Aussi un aliment contenant du sucre et des fibres aura un index glycémique plus faible qu’un aliment sans fibres. Différentes études font état de leurs effets sur le métabolisme glucidique.

Comparaison d’index glycémiques
Aliment IG
Sucre blanc 100
Figues sèches 40
Fruits oléagineux 15

Régulation du transit

Les fibres absorbent de 3 à 25 fois leur poids en eau. En conséquence, elles augmentent le volume des selles et facilitent leur migration dans les intestins. Au final, le transit est mieux régulé.

Régulation de l’appétit

Un repas composé d’aliments riches en fibres donnera le sentiment d’avoir mangé en suffisance quand un repas appauvri en fibres pourrait ne jamais se terminer… la satiété étant plus difficilement atteinte.