Les effets du stress sur la santé

Les effets du stress sur la santé

Le stress survient lorsque l’organisme est soumis à une agression à laquelle il doit s’ajuster. Lorsque le stress devient chronique, les capacités d’adaptation sont dépassées, l’équilibre interne est perturbé et des conséquences apparaissent : troubles du sommeil, troubles métaboliques, problèmes cardiaques, dépression, etc.

Toutefois, il est possible de contrer les effets du stress chronique, notamment par une alimentation adaptée.

Comment le corps gère-t-il le stress ?

Pour savoir comment notre organisme répond en situation de stress, encore faut-il distinguer le stress aigu du stress chronique.

Le stress aigu ou stress positif correspond à la phase d’alarme, il est spontané et fait intervenir les aires du cerveau impliquées dans la coordination de la cognition et de la gestion des émotions. Il survient quand soudainement le corps est soumis à une agression. Elle peut être de toute nature : accident, maladie, situation psychologique brève mais éprouvante. Le corps s’arme en conséquence prêt à prendre littéralement ses jambes à son cou ! Le cerveau ordonne en effet aux glandes surrénales (situées à proximité des reins) de fournir de l’adrénaline en suffisance pour qu’un afflux de sang et d’oxygène apporte une certaine puissance aux muscles et augmente la vigilance du cerveau. Cette phase consomme beaucoup d’énergie mais a probablement sauvé l’espèce humaine fuyant devant ses prédateurs !

La phase de résistance est déclenchée lorsque le stress perdure et qu’il faut à l’organisme une source d’énergie pour le gérer. Le cerveau ordonne aux même surrénales de délivrer cette fois des glucocorticoïdes (cortisol) dont la principale vertu est d’augmenter le taux de glucose dans le sang. Muscles, cerveau et cœur sont momentanément en mesure de continuer à résister au stress.

Le stress chronique ou stress négatif survient lorsque l’organisme a usé toutes ses ressources adaptatives. Un cercle vicieux se met en place : le cerveau ordonne en continu la production de cortisol en vue de maintenir l’équilibre biochimique interne (homéostasie). Mais ce dernier est profondément perturbé par ce flux continu, grand consommateur d’énergie. Il en résulte quantité de désagréments comme une fatigue excessive, une immunité défaillante, un sommeil perturbé ou l’apparition d’insomnies, des problèmes métaboliques, des troubles alimentaires assortis de modifications du poids (prise ou perte).

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Conseil n° 1 : Augmenter les apports en magnésium

La libération d’adrénaline provoquée par le stress a pour effet de perméabiliser les cellules et induit donc la sortie cellulaire du magnésium. Or le manque de magnésium entraîne une hyperactivité neuronale et amplifie les effets du stress. De plus, cette molécule est indispensable à la production d’énergie à partir des glucides et des acides gras, et contribue à réduire la fatigue.

Pour limiter les carences, favoriser la consommation de chocolat noir, d’oléagineux (noix de cajou, amandes), les légumineuses, les fruits de mer, et les eaux minérales riches en magnésium.

Stress et troubles du sommeil, un vrai cercle vicieux

Parmi les conséquences du stress chronique, les troubles du sommeil font partie des premières citées. Certaines plantes peuvent favoriser l’endormissement grâce à leurs propriétés sédatives et relaxantes.

Par ailleurs, il a été prouvé que la prise de mélatonine (hormone du sommeil) le soir avant le coucher permet de réduire le temps d’endormissement et d’avoir un meilleur sommeil.

Conseil n° 2 : Un coup de pouce pour un bon sommeil

Pour réduire le temps d’endormissement, misez sur :

les plantes : passiflore et eschscholtzia, sédatives et apaisantes.

La mélatonine (l’effet bénéfique est obtenu par la consommation de 1 mg de mélatonine)

Une bonne hygiène de vie ! Manger léger le soir, éviter les excitants tels que l’alcool et le café en fin de journée et leur préférer les tisanes ou infusions, s’aérer et pratiquer une activité sportive modérée, sont autant de réflexes qui vous aideront à mieux dormir.

La dépression, conséquence possible du stress chronique

En plus de provoquer une fatigue générale de l’organisme, le cortisol libéré en excès lors d’un stress prolongé va perturber la synthèse de neuromédiateurs essentiels au bien-être, notamment la sérotonine, impliquée dans l’humeur et le plaisir. Sa diminution risque donc de conduire à la dépression, qui peut se caractériser par une perte de plaisir et d’engouement, des modifications de l’appétit, une fatigue générale.

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Conseil n° 3 : Favoriser la synthèse des neuromédiateurs bénéfiques au bien-être

  • La synthèse de dopamine, mais aussi de sérotonine et de mélatonine, nécessite une concentration importante de leurs acides aminés précurseurs, à savoir la tyrosine et le tryptophane.

Aliments riches en tyrosine et tryptophane : la viande, le poisson, les œufs, les noix, noix de cajou et amandes, le soja, les produits laitiers, les bananes, les graines de courges et de sésame

  • Les vitamines B6, B9 et B12 participent à la synthèse de neuromédiateurs tels que la dopamine, la sérotonine, et la mélatonine, tous trois impliqués dans le contrôle de l’anxiété et du sommeil.

On les retrouve dans les légumes verts (brocoli, épinards, asperges), dans la viande et les abats, les céréales et la levure de bière.